Depuis
l'apparition de l'apiculture "moderne" au
XIX ° siècle, le Sud Est est une des premières
régions apicoles françaises.
Les meilleurs des bons miels
C’est comme cela que les miels trouvés
sur le marché d’Aix-en-Provence étaient
appelés par des marchands italiens au début
du XVème siècle. Par leur qualité
et leur prestige, ils ont pu résister un temps
à l’arrivée massive du sucre : Montchrétien
ne disait-il pas que « la cassonade d’à
présent [ne vaut pas] le miel blanc de Provence
». Les miels de Grasse, de Brignoles, des Basses
Alpes, du Mont ventoux ou encore de Barcelonnette ont
forgé cette réputation aujourd’hui
reconnue par l’IGP miel de Provence.
La
Provence : terre apicole par nature
Une flore méditerranéenne aux nombreuses
plantes mellifères donne des miels à
saveurs aromatiques très typés.
Des floraisons précoces (dès les
mois de février-mars pour le romarin) et des
floraisons tardives (septembre-octobre pour la bruyère
par exemple) permettent d'avoir un cheptel productif
sur une longue période de l'année.
(1)
sources : L'inventaire du patrimoine culinaire de la
France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, (Albin Michel
/ CNAC, 1995, articles rédigés sous la
direction de L. Bérard, J. FROC, M. HYMAN, Ph.
HYMAN et Ph. MARCHENAY, pages 70 à 74).