De
la garrigue au maquis, du printemps jusqu’à
l’automne, l’apiculteur récolte de
nombreux miels en Provence.
Certains sont très courants (lavande, toutes
fleurs...), d’autres sont plus confidentiels (sariette,
arbousier, thym...) mais les ruches peuvent quitter
cette zone d’influence méditerranéenne
pour aller butiner les fleurs des montagnes des Alpes
du Sud ou la flore d’autres régions (acacia
dans la vallée du Rhône par exemple).
Si
l’incomparable saveur d’une onctueuse
tartine de miel n’est plus un secret pour
personne, il ne faut pas oublier qu’il existe
mille autres succulentes manières d’utiliser
le miel de Provence...
Le
miel de bruyère blanche de printemps.
Miel très typé, naturellement
crémeux et de teinte beige il se
distingue par son odeur prononcée
de réglisse et son arôme de
caramel et de cacao.
Le miel de bruyère
rose d'automne
Miel de couleur rousse possédant
une odeur et un arôme intenses et
très persistants; il se présente
souvent sous forme de gelée.
Sa
forte personnalité le distingue très
facilement : couleur brune assez claire
à très foncée selon
sa provenance, odeur forte et pénétrante,
saveur tannique légèrement
amère.
Qu’il
soit de lavande fine ou de lavandin, c’est
le miel provençal par excellence.
Délicatement aromatique, agréablement
acidulé, sa couleur peut varier du
jaune doré au blanc nacré.
Le
miel de thym à
l’arôme légèrement poivré
est récolté au printemps sur terrain calcaire.
Dans les collines de Haute- Provence, la
sarriette ou pebre d’ai donne un miel
au reflet verdâtre.
Dans les Maures ou l’Estérel,
le miel d’arbousier étonne par
la puissance de son amertume.
Quant au miel de Tilleul récolté
dans les Baronnies ou les Alpes Maritimes, il rafraîchit
le palais par son arôme mentholé.
Sur les plaines littorales et les zones humides, les
abeilles récoltent un miellat particulier. Mais
la Provence offre occasionnellement d’autres trésors
de miel : c’est bien là son originalité.